L’apprentissage 2.0 avec le serious game


C’est un acquis, les réseaux sociaux ont profondément modifié notre société et nos comportements. Aujourd’hui, nous sommes connectés et nos actions sont collaboratives, voir « Gamifiées ». Dans ce cadre, notre sujet de la semaine porte sur un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur: les serious games ou comment traiter les sujets « sérieux » en tirant partie des aspects divertissants et ludiques du jeu vidéo.

Les serious games ne sont pas tout à fait des jeux vidéo comme les autres. Ils ont une vocation didactique associée aux fonctions dites « sérieuses », ils peuvent amener un vrai plus dans le recrutement, la formation et l’implication du public.

En empruntant les bases viédoludiques et graphiques du jeu vidéo, les serious games sont en fait des jeux vidéos pédagogiques qui séduisent de plus en plus. En effet, aujourd’hui, plus de la moitié des entreprises du CAC 40 ont leurs propres serious games.

Le public de ces « jeux sérieux » est large et, il se compose à la fois d’écoliers, d’étudiants, de militaires, de spécialistes de la médecine ou encore de malades… En somme, tout le monde peut-être ciblé par le serious game.

Plusieurs déclinaisons de ce type de jeu vidéo sont possibles :

- Les edugames sont des jeux « «éducatifs » à finalité éducative. On les retrouve surtout dans l’enseignement ou les entreprises.
- Les newsgames sont des jeux informatifs basés sur un ou plusieurs faits d’actualité. Par exemple nous avons « Warco » où le joueur se glisse dans la peau d’un journaliste de guerre.
- Les advergames sont des jeux marketing et publicitaires qui s’appuient sur la viralité et le buzz pour faire passer des messages, le tout en enrichissant leurs bases de données. Borjomi, une marque d’eau géorgienne avait ainsi réalisé un advergame de qualité qui l’avait même fait connaître au-delà ses frontières.
- Les militants and art games permettent de réaliser une œuvre ou un projet de façon interactive et collaborative. Cf. ci-dessous l’exemple de la piscine d’Amiens dans la rubrique « jouer pour impliquer ».

Jouer pour recruter :

Historiquement, America’s Army est décrit comme le tout premier serious game. Comme son nom l’indique, il  a été mis en ligne par l’armée et simule un « entraînement militaire » (tir et combat). En fin du jeu, les meilleurs joueurs se voient proposer des postes pour venir étoffer les rangs de la Marine américaine. Sur le même modèle, L’Oréal a développé l’an dernier le serious Game « Reveal » qui a permis à la marque de présélectionner près d’un tiers de leurs stagiaires et futurs salariés. Le serious game de BNP Paribas, « Ace manager », quant à lui présélectionne également ses futurs collaborateurs par ce biais.

Le plus : pour les formations ou les recrutements, les serious games diminuent sérieusement le temps en présentiel « humain » et permet ainsi de réduire les coûts et d’optimiser le temps.

Jouer pour se former :

Côté étudiants, nous avons « Olympe » qui a pour objectif de les former aux droits juridiques et sociaux. De nouveau dans un cadre de formation, mais cette fois-ci à destination de 140 000 agents de voyages européens, Disney va sous peu lancer son serious game « Disney Star, l’agence virtuelle ». Ce dernier servira d’entraînement à la vente. En attendant, il a déjà été récompensé de l’ Award « E-virtuoses » du meilleur serious game 2012.

Jouer pour impliquer :

Du 3 au 30 septembre, les habitants de l’agglomération d’Amiens Métropole sont invités à donner leur avis au sujet de la construction d’une quatrième piscine. La concertation en ligne leur est rendue possible par la ville grâce à un serious game.

Jouer pour aider :

Kinetix Academy est un programme créé en collaboration avec Microsoft. Il offre une dimension motivationnelle aux enfants autistes et permet en effet de leur faire accomplir plusieurs objectifs avec enthousiasme. Le serious game peut ainsi occuper plusieurs fonctions dans une infinité de domaines et de spécialités et se révèle être un véritable moteur permettant d’associer l’utile à l’agréable.

À découvrir bientôt :

Les Aéroports de Paris qui, dans le cadre de la satisfaction de leurs clients, préparent un serious game « destiné à renforcer la connaissance de l’ensemble de leurs services ». Ou encore Babble Planet et son jeu ludique disponible sur Ipad et Iphone, qui permettra à l’enfant (à partir de six ans) de prendre part «virtuellement à un voyage autours du monde, tout en apprenant l’anglais ». Ce jeu permet aussi de jouer avec d’autres enfants du monde entier.

Image extraite du site des E-Virtuoses.

Cet article a été rédigé par

Meura – a également rédigé autres articles .

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